Et oui! Me voilà seule pour une petite semaine à Mexico City!
Mille pensées à mes amis partis, Adrien, Géraldine, Titi et Tof (par ordre alphabétique!)
Spéciale dédicace à Bénédicte, Julie, Gaelle et Shiriana!
25 septembre 2008
Les amoureux de Monterrey...
... se bécotent sur les bancs publics, s'embrassent, s'enlacent dans l'herbe grasse, sous les arbres alanguis... et le dimanche, le dimanche!
Sous les flonflons du bal, sur la place, des cowboys (des vrais, chapeautés, santiags aux pieds!) aux visages brunis de parchemin font danser leurs vieilles épousés, amoureuses un peu fanées, si belles, des vestiges d'enfance accrochés à la rétine.
A Monterrey, des amoureux comme s'il en pleuvait, à Monterrey, les amoureux bruissent comme des nuées d'oiseaux...
Sous les flonflons du bal, sur la place, des cowboys (des vrais, chapeautés, santiags aux pieds!) aux visages brunis de parchemin font danser leurs vieilles épousés, amoureuses un peu fanées, si belles, des vestiges d'enfance accrochés à la rétine.
A Monterrey, des amoureux comme s'il en pleuvait, à Monterrey, les amoureux bruissent comme des nuées d'oiseaux...
24 septembre 2008
Monterrey
Deux journées à Monterrey...
Deux jours de break, ça fait vraiment du bien, comme le dit Thierry, de ne pas avoir à se dire qu'on a quelque chose à faire à telle ou telle heure...
Alors, hier, bien sur, ordi, petits mails et coups de fils aux amis, aux chéri(e)s, à la famille...
Nous voilà partis pour une marche interminable en plein cagnard entre 2 autoroutes, le Rio Santa Catarina à sec, le long du golf fort bien placé, on fini par arriver au parc Fundidora, pour des petites visites culturelles et instructives au haut Fourneau 3, impressionnant vestige du passé industriel élégamment reconverti en musée de l'acier, de la science et de la technologie:
Expos photos, peintures, et balade dans le parc... Nickel ! ça fait du bien de n'avoir rien à faire.
Repas chez les nonnes, la douche qui va bien et direction le quartier des bars, pour une soirée qui passe de 22h à 4h sans crier gare... Chouettes ambiances, un son différent tous les 5mn, sur 3, 4 blocs au carrés ça danse, ça allume, ça glousse (proverbe de Laurent: "Fille qui glousse, seins qui poussent") ça s'habille très très court, ça rentre, ça traîne, ça boit, ça sort, la souricière est en pleine activité... les gens sont souriants, la ziq est très forte, les cocktails surprenants...
Bref une bonne soirée, bien sympa qui nous a permis de faire connaissance avec Doumé et Laurent de Wilde, présents à Monterrey sur le festival...
Aujourd'hui, la même, visite du musée d'histoire mexicaine, celui du Nord-est.
et puis cet aprem, José, le directeur culturel du festival nous embarque, pour une virée en dehors de la ville, pour une virée au parc de Chipinque.
C'était terrible. La montagne est juste là, elle semble en surplomb, prête à vous tomber dessus, la flore est ahurissante, les cactus magnifiques, et les sauterelles semblent dessinées au laser... magique !!! on a bien rigolé, bien discuté, et fait une belle balade en pleine nature, que du bonheur...
en rentrant, on pensait tous à la bière qu'on boirait sur une terrasse, en redescendant, mais c'était compter sans l'envie de José, qui s'arrête à la première supérette pour s'acheter des bières que l'on boira dans la voiture comme de grands ados : "on a oublié ces trucs là", le tout en refaisant intégralement le monde dans la demi-heure, que du bonheur!
Deux jours de break, ça fait vraiment du bien, comme le dit Thierry, de ne pas avoir à se dire qu'on a quelque chose à faire à telle ou telle heure...
Alors, hier, bien sur, ordi, petits mails et coups de fils aux amis, aux chéri(e)s, à la famille...
Nous voilà partis pour une marche interminable en plein cagnard entre 2 autoroutes, le Rio Santa Catarina à sec, le long du golf fort bien placé, on fini par arriver au parc Fundidora, pour des petites visites culturelles et instructives au haut Fourneau 3, impressionnant vestige du passé industriel élégamment reconverti en musée de l'acier, de la science et de la technologie:
Expos photos, peintures, et balade dans le parc... Nickel ! ça fait du bien de n'avoir rien à faire.
Repas chez les nonnes, la douche qui va bien et direction le quartier des bars, pour une soirée qui passe de 22h à 4h sans crier gare... Chouettes ambiances, un son différent tous les 5mn, sur 3, 4 blocs au carrés ça danse, ça allume, ça glousse (proverbe de Laurent: "Fille qui glousse, seins qui poussent") ça s'habille très très court, ça rentre, ça traîne, ça boit, ça sort, la souricière est en pleine activité... les gens sont souriants, la ziq est très forte, les cocktails surprenants...
Bref une bonne soirée, bien sympa qui nous a permis de faire connaissance avec Doumé et Laurent de Wilde, présents à Monterrey sur le festival...
Aujourd'hui, la même, visite du musée d'histoire mexicaine, celui du Nord-est.
et puis cet aprem, José, le directeur culturel du festival nous embarque, pour une virée en dehors de la ville, pour une virée au parc de Chipinque.
C'était terrible. La montagne est juste là, elle semble en surplomb, prête à vous tomber dessus, la flore est ahurissante, les cactus magnifiques, et les sauterelles semblent dessinées au laser... magique !!! on a bien rigolé, bien discuté, et fait une belle balade en pleine nature, que du bonheur...
en rentrant, on pensait tous à la bière qu'on boirait sur une terrasse, en redescendant, mais c'était compter sans l'envie de José, qui s'arrête à la première supérette pour s'acheter des bières que l'on boira dans la voiture comme de grands ados : "on a oublié ces trucs là", le tout en refaisant intégralement le monde dans la demi-heure, que du bonheur!
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22 septembre 2008
SALSA
Alors voilà, depuis toujours, je crache sur les 4X4, je monte les marche 4 à 4, je mange du 4 quart à 4 heure, je joue à la belote à 4, à 4h du mat, me berce de musique binaire sur des mesures en 4/4, mon Opel tourne en 4 temps, comme ma Ducat ! De plus vous voyez bien, le monde dans lequel on vit, est binaire, c'est évident, ou 0 ou 1, ou riche ou pauvre, ou noir ou blanc, c'est un peu décevant.
Alors la Salsa dans tout ça?
Ben je l'entends bien, il y a un truc qui va pas, ça tourne pas rond ce truc là, ou pas assez carré. Ca groove bien trop, sans jamais s'arrèter, et toute cette sensualité, je vais jamais m'y habituer, je suis un étranger, pas que de langue, mon corps est marqué, au fer rouge, carré.
Bon allez je me lance, je suis là pour danser, 1, 2, 3. 1, 2, 3. 1, 2, 3.... L'impression bizarre d'avoir, à la place du corps, un gros carré, et de tenter de le faire rouler.
Je ne vais jamais y arriver, j'ai la rage, quel désespoir...
Et puis les voilà, dans ce lieu populaire, où l'on danse ou l'on boit, les gens d'ici, simples et accueillants, souriants et prévenants, généreux simplement. Les dames d'abord, qui me prennent dans leur bras, d'abord du bout des doigts, me font tourner de haut en bas, puis en riant se frottent à moi, pour que je ressente ce truc là, avec un sourire aux lèvres, qui vaut tous les encouragements.
J'essaye j'essaye, Un, deux, trois, encore, encore, encore une fois, encore, encore, sur le fil, sur la ligne blanche, au bord du bord, de l'abime juste là. " Allez arrêtes ton cinéma ! " semblent me dire les mecs à côté de moi, approche, regarde ça marche comme ça, regarde essaie, ça va marcher, tu peux y arriver. Essaie essaie, laisse toi aller, laisse toi aller... Ça y est, je crois, je me laisse aller, c'est plutôt agréable, et tape m'en douze, comme 3 X 4 font douze, encore, encore, et tape m'en quinze...plus envie de m'arrèter...
Bon je suis pas vraiment sûr d'y être arrivé, les filles disent que si, c'est toujours ça de gagné, mais une chose est sure, on s'est vraiment bien amusé !!!!
Des blanches et des noires, ça fait de la musique évidemment, ça donne envie de mélanger pour voir, ce que cela pourrait donner, sans compter, qu'importe les temps, une peau blanche et une autre cuivrée.
Spéciale dédicace à Gaëlle et Shiriana pour cette plongée au coeur de la salsa.
Sarto.
Alors la Salsa dans tout ça?
Ben je l'entends bien, il y a un truc qui va pas, ça tourne pas rond ce truc là, ou pas assez carré. Ca groove bien trop, sans jamais s'arrèter, et toute cette sensualité, je vais jamais m'y habituer, je suis un étranger, pas que de langue, mon corps est marqué, au fer rouge, carré.
Bon allez je me lance, je suis là pour danser, 1, 2, 3. 1, 2, 3. 1, 2, 3.... L'impression bizarre d'avoir, à la place du corps, un gros carré, et de tenter de le faire rouler.
Je ne vais jamais y arriver, j'ai la rage, quel désespoir...
Et puis les voilà, dans ce lieu populaire, où l'on danse ou l'on boit, les gens d'ici, simples et accueillants, souriants et prévenants, généreux simplement. Les dames d'abord, qui me prennent dans leur bras, d'abord du bout des doigts, me font tourner de haut en bas, puis en riant se frottent à moi, pour que je ressente ce truc là, avec un sourire aux lèvres, qui vaut tous les encouragements.
J'essaye j'essaye, Un, deux, trois, encore, encore, encore une fois, encore, encore, sur le fil, sur la ligne blanche, au bord du bord, de l'abime juste là. " Allez arrêtes ton cinéma ! " semblent me dire les mecs à côté de moi, approche, regarde ça marche comme ça, regarde essaie, ça va marcher, tu peux y arriver. Essaie essaie, laisse toi aller, laisse toi aller... Ça y est, je crois, je me laisse aller, c'est plutôt agréable, et tape m'en douze, comme 3 X 4 font douze, encore, encore, et tape m'en quinze...plus envie de m'arrèter...
Bon je suis pas vraiment sûr d'y être arrivé, les filles disent que si, c'est toujours ça de gagné, mais une chose est sure, on s'est vraiment bien amusé !!!!
Des blanches et des noires, ça fait de la musique évidemment, ça donne envie de mélanger pour voir, ce que cela pourrait donner, sans compter, qu'importe les temps, une peau blanche et une autre cuivrée.
Spéciale dédicace à Gaëlle et Shiriana pour cette plongée au coeur de la salsa.
Sarto.
20 septembre 2008
Ateliers
Merci Veronika et Géraldine d'être venues assister à l'atelier, surtout après Las noches de Caracas
Adrien
Adrien
San José - dépit

Série de malchances, coïncidences désagréables... Autant, des fois j'ai l'impression qu'il y a capitalisation de la loose, une sorte de cotisation obligatoire.
- ça commence par l'ordinateur de secours qui lache 3 jours avant le départ
- ça continue par un montage qui prend pas mal de retard par rapport au planning : uniquement 3 heures de travail possible sur le premier jour au lieu des deux services habituels
- une console son qui a un regrettable et fatal accident
- un court circuit fait sauter la carte son et la sortie vidéo de l'ordinateur principal de Convergence... petite odeur de brûlé 1 heure avant l''entrée du public.
- là normalement on s'en sort encore, sauf avec le premier élément de cette liste. Heureusement un macbook providentiel peut encore sauver la mise (merci Géraldine!)
- yapluska-yfautqu'on - trouve un adaptateur pour la sortie vidéo, 20 minutes top chrono à 20h dans une ville qui n'a rien d'Akihabara.
- mission accomplie, un adaptateur, providentiel lui aussi, arrive au pas de course - et non tant pis, ce n'est pas celui qu'il faut. Dépit, c'était la dernière chance...

Voilà comment se scelle la première annulation de Convergence 1.0 : par une panne informatique. La boucle est bouclée. Il ne reste plus qu'à faire une petite improvisation histoire que ceux qui se sont déplacés ne soient pas venus complètement pour rien (heureusement ils ont tous été remboursés sur le champ).
Paradoxalement, sur l'ensemble de la tournée, je n'ai jamais autant discuté avec les gens à la sortie que cette fois là.
Voilà.
J'en ai fait des cauchemars...
Là on est en break de deux/trois jours à Monterrey, au Mexique, ça permet de se remettre, et d'essayer de sauver la suite.
Adrien
PS : j'ai au moins appris que les papillons (en tout cas une espèce) mangent de la banane, ce que j'étais loin d'imaginer...
Le cercle, la sphère...
... des jeunes gens pieds nus se roulent dans la poussière, font de petits sauts, tournent en rond le poing levé, comme un seul homme, vont et viennent, courbes et arabesques, courent avec une feuille de cigarette-libellule au bout du doigt, déposent des balles sur des endroits improbables de leurs corps (lobe de l'oreille, auriculaire, tendon d'Achille, rotule et bout de la langue, et que sais-je encore...), et tentent d'étranges poses et contorsions sur le sol (froid, le sol...)
Le pourquoi du comment de tout cela est assurément une philosophie.
C'est le cercle, la sphère, si j'osais, la secte des jongleurs!
Le pire, c'est que je me suis bien amusée, (balversée) lors de mon tout premier atelier, à Caracas s'il vous plaît!
ps: Adrien nous a promi, à Géraldine et moi, impatientes, une balle à chacune afin de nous entraîner!
ps2: et nous sommes ravies! Quand je parlais de secte...
Le pourquoi du comment de tout cela est assurément une philosophie.
C'est le cercle, la sphère, si j'osais, la secte des jongleurs!
Le pire, c'est que je me suis bien amusée, (balversée) lors de mon tout premier atelier, à Caracas s'il vous plaît!
ps: Adrien nous a promi, à Géraldine et moi, impatientes, une balle à chacune afin de nous entraîner!
ps2: et nous sommes ravies! Quand je parlais de secte...
17 septembre 2008
San José
Holà !
On est bien arrivé à San José, pour un passage express malheureusement (un peu plus de 48h). Saison des pluies oblige, il pleut. De manière précise cependant, pas un vulgaire grain breton imprévisible. Non non non, là c'est de 13h à 19h. Tous les jours de juin à novembre. Soit...
Grosse fatigue pour moi après trois-quatres jours bien chargés, du coup je m'attarde pas. D'autant que si je veux me promener, je crois que ce sera forcément demain matin.
Adrien
On est bien arrivé à San José, pour un passage express malheureusement (un peu plus de 48h). Saison des pluies oblige, il pleut. De manière précise cependant, pas un vulgaire grain breton imprévisible. Non non non, là c'est de 13h à 19h. Tous les jours de juin à novembre. Soit...
Grosse fatigue pour moi après trois-quatres jours bien chargés, du coup je m'attarde pas. D'autant que si je veux me promener, je crois que ce sera forcément demain matin.
Adrien
16 septembre 2008
Las noches de Caracas
Fin de journée...
Toujours cette chaleur polluée, parfumée, pots d'échappement et mangues, fumées de citrons verts, pluie lourde, grise, sucrée, toujours ces nuages noirs et denses qui avalent la montagne et nous promettent un orage "tellurique" qui ne vient jamais.
Les palmiers fluos se font dentelles sur les buildings salis.
Et puis la nuit est là, d'un coup, la nuit et ses vapeurs enveloppantes de "Cuba Libre", rhum, coca, citron vert en intraveineuse, les guibolles s'agitent, les corps souples entrent en transe, fondent, sous les pluies de cuivres, les martèlements de congas et les belles voix rocailleuses...
La Salsa!
C'était bien...
Toujours cette chaleur polluée, parfumée, pots d'échappement et mangues, fumées de citrons verts, pluie lourde, grise, sucrée, toujours ces nuages noirs et denses qui avalent la montagne et nous promettent un orage "tellurique" qui ne vient jamais.
Les palmiers fluos se font dentelles sur les buildings salis.
Et puis la nuit est là, d'un coup, la nuit et ses vapeurs enveloppantes de "Cuba Libre", rhum, coca, citron vert en intraveineuse, les guibolles s'agitent, les corps souples entrent en transe, fondent, sous les pluies de cuivres, les martèlements de congas et les belles voix rocailleuses...
La Salsa!
C'était bien...
Les dernières videos sont en ligne
pour les voir c'est par ici :http://vimeo.com/cieadrienm/
PS : il est également possible de les télécharger pour les voir en HD...
Les trois derniers jours ont été assez chargés (ateliers, jeu, etc), donc peu de temps pour écrire. Voici la photo vivante de fin d'atelier :
20 min avant l'entrée des spectateurs :
Adrien
PS : il est également possible de les télécharger pour les voir en HD...
Les trois derniers jours ont été assez chargés (ateliers, jeu, etc), donc peu de temps pour écrire. Voici la photo vivante de fin d'atelier :
20 min avant l'entrée des spectateurs :
Adrien
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