Pas de mots jusqu'à présent...j'ai l'impression de faire ce voyage avant tout par les sens...cerveau comme au ralenti , capacité d'analyse quasi nulle !
J'aimerai pouvoir rajouter à ces pages des échantillons d'odeurs , des extraits de lumière et des courants d'air... : premier choc à la sortie de l'aéroport de Manille , après l'air climatiglacé des avions , cet air chaud et moite , presque palpable , épicé , ocre , curry , curcuma , je ne saurais trop dire...les murs suintent , le ciel est lourd,blanc. De plomb.
En Indonésie , c'est la muscade mélée aux effluves des pots d'échappement et du clou de girofle des cigarettes . Goût sucré sur les lèvres.
Odeur asceptisée de la climatisation,épices,pots d'échappement,poussière...en boucle et vice versa! Vertigineux!Tout comme l'est le contraste entre ces villes immenses comme construites sur des autoroutes avec les campagnes que je sais cachées derrière...nous avons traversé des plaines arrides , tres vertes par endroits , parsemées de maisons basses de toutes les couleurs aux toits très pointus . Pour vous donner une idée , imaginez des forêts de palmier dans les plaines d'Anatolie !
NB : petite précision : je ne suis pas malade , non , après mure réflexion (!) , j'ai "simplement" , comme il y a quelques mois , le tympan perforé...je reconnais bien là la sensation étrange d'avoir du coton dans l'oreille , et comprend maintenant mieux cette douleur assez vive et brève ressentie dans l'avion. L'ouïe sera donc mon sens le moins aiguisé! ( ennuyeux pour une musicienne en tournée...) Mais , pour être positive , quand je suis allongée , j'ai la chance d'entendre battre mon coeur dans l'oreille , et je vous assure que c'est étonnant !
Veronik(a)
13 septembre 2006
En vrac...
La vidéo du concert Punk d'avant hier...
Quelques repères GoogleEarth dans Jakarta
- la tour immense au milieu du parc, emblème national
- l'hotel où nous sommes
- la mosquée, une des plus grandes du monde, conçue par un architecte chrétien, qui fait face à une cathédrale, conçue par un architecte musulman...
Un rapide tour dans l'hôtel Méridien
Quelques repères GoogleEarth dans Jakarta
- la tour immense au milieu du parc, emblème national
- l'hotel où nous sommes
- la mosquée, une des plus grandes du monde, conçue par un architecte chrétien, qui fait face à une cathédrale, conçue par un architecte musulman...
Un rapide tour dans l'hôtel Méridien
12 septembre 2006
Petit kit de survie en environnement diplomatique
Voilà voilà, on est arrivé à Jakarta, ville qui a des airs de Dubaï (en tout cas dans mon imagination car je n'y suis jamais allé) : de grands immeubles, de grandes routes, de gros monuments, et des tout petits trottoirs...
La salle est plutôt classe, genre théâtre à l'italienne, et l'équipe du lieu semble efficace. Heureusement car il était temps de ménager Thierry et Christophe, qui ont enchainé les journées. Chacun en a profité pour se reposer quelques heures à l'hôtel.
18h : réception de l'ambassadeur, on arrive en avance et l'on croise dans les alentours de la résidence quelques diplomates qui patientent, histoire de ne pas arriver en avance (!). Bien que très protocolaire l'atmosphère reste cordiale...
J'avoue que l'on ne sait pas trop non plus où se foutre... d'autant que l'on est présenté comme étant les "artistes". Soit! avec de la fièvre et de l'alcool je tente de baragouiner en english quelques phrases bien senties à mes différents interlocuteurs. Je regrette que Véronika ne m'ait pas enregistré en douce, ça aurait donné matière à quelques fou rires futurs...
Sans manger le moindre ferrero on se retrouve au resto avec Élise, Tof, G, et deux amis d'Élise. Raconter cet épisode serait un peu trop long, je laisserais donc les souvenirs faire le tri...
J'oubliais, dans la journée d'hier : Christophe et Véronika étant malades, Laurent le très sympathique directeur du CCF de Bandung, nous appelle un guérisseur. Il a manipulé un peu Christophe, et envoûté une bouteille d'eau pour Véro... J'ai senti un léger vertige en pensant à des pans entiers de mon existence (rationnelle à l'extrême) qui risquaient de s'écrouler au vu d'une éventuelle guérison.
Mais c'est bon, tout le monde est encore malade!
Adrien
La salle est plutôt classe, genre théâtre à l'italienne, et l'équipe du lieu semble efficace. Heureusement car il était temps de ménager Thierry et Christophe, qui ont enchainé les journées. Chacun en a profité pour se reposer quelques heures à l'hôtel.
18h : réception de l'ambassadeur, on arrive en avance et l'on croise dans les alentours de la résidence quelques diplomates qui patientent, histoire de ne pas arriver en avance (!). Bien que très protocolaire l'atmosphère reste cordiale...
J'avoue que l'on ne sait pas trop non plus où se foutre... d'autant que l'on est présenté comme étant les "artistes". Soit! avec de la fièvre et de l'alcool je tente de baragouiner en english quelques phrases bien senties à mes différents interlocuteurs. Je regrette que Véronika ne m'ait pas enregistré en douce, ça aurait donné matière à quelques fou rires futurs...
Sans manger le moindre ferrero on se retrouve au resto avec Élise, Tof, G, et deux amis d'Élise. Raconter cet épisode serait un peu trop long, je laisserais donc les souvenirs faire le tri...
J'oubliais, dans la journée d'hier : Christophe et Véronika étant malades, Laurent le très sympathique directeur du CCF de Bandung, nous appelle un guérisseur. Il a manipulé un peu Christophe, et envoûté une bouteille d'eau pour Véro... J'ai senti un léger vertige en pensant à des pans entiers de mon existence (rationnelle à l'extrême) qui risquaient de s'écrouler au vu d'une éventuelle guérison.
Mais c'est bon, tout le monde est encore malade!
Adrien
11 septembre 2006
Fatigue...
Pas trop le courage d'écrire aujourd'hui...
Du coup je mets la centaine de photos qu'a prises Thierry depuis le début du périple. Il s'est acheté aujourd'hui un APN de tueur, je pense que l'on sera inondé sous ses clichés d'ici peu.
Le jeu aujourd'hui s'est bien passé techniquement, les techniciens ont super bien fait leur boulot : la salle ressemblait à une vraie salle de spectacle (ils ont quitté le lieu hier soir vers 1h du mat' quand même).
Seulement, il n'y avait pas grand monde... Apparemment, ce théâtre universitaire est fréquenté essentiellement par des étudiants, mais en ces périodes de rentrée, c'était bizutage; les rangs étaient donc un peu clairsemés. Dur !
C'est pas évident quand on pense à toute l'énergie dépensée pour faire cette représentation, tant de notre part que de celle de nos organisateurs... Des fois, on se demande "à quoi bon..."
à part ça, Tof, est malade, scotché au lit.
Moi ça va peut-être pas tarder.
Mais tout va bien.
Demain matin, retour à Jakarta, réception chez l'ambassadeur, montage, et jeu après demain.
PS : s'il y en a qui lisent, vous pouvez laisser des commentaires, ça fera plaisir à tout le monde je pense...
Du coup je mets la centaine de photos qu'a prises Thierry depuis le début du périple. Il s'est acheté aujourd'hui un APN de tueur, je pense que l'on sera inondé sous ses clichés d'ici peu.
Le jeu aujourd'hui s'est bien passé techniquement, les techniciens ont super bien fait leur boulot : la salle ressemblait à une vraie salle de spectacle (ils ont quitté le lieu hier soir vers 1h du mat' quand même).
Seulement, il n'y avait pas grand monde... Apparemment, ce théâtre universitaire est fréquenté essentiellement par des étudiants, mais en ces périodes de rentrée, c'était bizutage; les rangs étaient donc un peu clairsemés. Dur !
C'est pas évident quand on pense à toute l'énergie dépensée pour faire cette représentation, tant de notre part que de celle de nos organisateurs... Des fois, on se demande "à quoi bon..."
à part ça, Tof, est malade, scotché au lit.
Moi ça va peut-être pas tarder.
Mais tout va bien.
Demain matin, retour à Jakarta, réception chez l'ambassadeur, montage, et jeu après demain.
PS : s'il y en a qui lisent, vous pouvez laisser des commentaires, ça fera plaisir à tout le monde je pense...
10 septembre 2006
Journée de montage à Bandung
Qui dit journée de montage dit journée de relâche pour Véro et moi... ça tombe plutôt pas mal, aujourd'hui il y a une sorte d'énorme festival sur le campus de Bandung : concerts, performances, installations, expos, démonstration, etc.
Après le petit dej' sur la terrasse à côté de la piscine olympique (malheureusement je suis dans le coltard, pas le temps d'en profiter), on file à 10h à la salle avec les technos (Thierry et Christophe) pour prendre l'ampleur du désastre technique qui nous attend potentiellement. En arrivant sur place, on se rend compte que ce ne sera pas gagné, le personnel en est encore à nettoyer suite au concert de la veille. L'architecture est loin de nous être favorable, mais tant pis, on a l'habitude... ambiance CCAS.
Laissant les deux malheureux à leur travail, on s'éclipse pour la fac avec Élise et deux de ses amis. L'affluence sur le campus est énorme pour cette journée exceptionnelle ; beaucoup de gens se sont déplacés de Jakarta. Familles, enfants des environs sont de la partie également. Heureusement le site est gigantesque et l'on n'étouffe vraiment qu'à l'entrée. On traînasse un peu, écoutons les concerts de (hard) rock kitschissimes mais envoûtants par l'énergie déployée (le groupe Seurious, en écoute sur la playlist du site, apparemment très très connu là bas), et finalement destination le pavillon des nouveaux médias. Après une petite demi-heure d'attente on parvient à y rentrer, mais déception, très peu d'oeuvres sont présentées, certaines installations ne fonctionnent pas ou plus, et peu sont correctement mises en valeur. Tout n'est pas sombre puisqu'il y avait quelques belles réussites cependant. Inénarrable, une photo aurait été plus simple, mais non, ce n'est pas possible.
En se baladant, Élise nous présente toutes ses connaissances, et je réalise soudain que la scène artistique Indonésienne est plutôt très active, surtout elle possède des trucs qui ont disparu depuis très longtemps en France : l'envie, l'espoir, et le sentiment que tout est possible. En bref, ça amène un gros bol d'air frais, ça dépoussière ce qui avait pu me paraître figé à jamais... et je me dis de plus en plus que ce n'est plus en France, dans ce dangereux confort qu'il faut travailler, mais là ou une telle énergie est présente.
Quelques temps plus tard, à la fin du repas, je sors quelques balles... Assez rapidement des dizaines de personnes s'arrêtent regardent, commentent, applaudissent... Ils ont comme un regard neuf et pas encore blasé. Ca me fait très très plaisir de voir que c'est encore possible.
On se promène encore quelques heures entre les différents styles musicaux, vestimentaires, traditionnels, avant de rentrer se reposer à l'hôtel.
Le soir, on passe voir comment se gèrent les douze milles galères de l'équipe technique. J'espère qu'ils prendront le temps de les raconter eux même, mais j'assure qu'il y a eu quelques (bon) sketchs.
En tout cas ils auront perfectionné leur zen attitude...
Cette nuit ce sera repos pour moi, et je vais tâcher de m'endormir avant les 3h du mat' habituelles. Et comme l'heure avance, je m'arrête ici.
Adrien
Après le petit dej' sur la terrasse à côté de la piscine olympique (malheureusement je suis dans le coltard, pas le temps d'en profiter), on file à 10h à la salle avec les technos (Thierry et Christophe) pour prendre l'ampleur du désastre technique qui nous attend potentiellement. En arrivant sur place, on se rend compte que ce ne sera pas gagné, le personnel en est encore à nettoyer suite au concert de la veille. L'architecture est loin de nous être favorable, mais tant pis, on a l'habitude... ambiance CCAS.
Laissant les deux malheureux à leur travail, on s'éclipse pour la fac avec Élise et deux de ses amis. L'affluence sur le campus est énorme pour cette journée exceptionnelle ; beaucoup de gens se sont déplacés de Jakarta. Familles, enfants des environs sont de la partie également. Heureusement le site est gigantesque et l'on n'étouffe vraiment qu'à l'entrée. On traînasse un peu, écoutons les concerts de (hard) rock kitschissimes mais envoûtants par l'énergie déployée (le groupe Seurious, en écoute sur la playlist du site, apparemment très très connu là bas), et finalement destination le pavillon des nouveaux médias. Après une petite demi-heure d'attente on parvient à y rentrer, mais déception, très peu d'oeuvres sont présentées, certaines installations ne fonctionnent pas ou plus, et peu sont correctement mises en valeur. Tout n'est pas sombre puisqu'il y avait quelques belles réussites cependant. Inénarrable, une photo aurait été plus simple, mais non, ce n'est pas possible.
En se baladant, Élise nous présente toutes ses connaissances, et je réalise soudain que la scène artistique Indonésienne est plutôt très active, surtout elle possède des trucs qui ont disparu depuis très longtemps en France : l'envie, l'espoir, et le sentiment que tout est possible. En bref, ça amène un gros bol d'air frais, ça dépoussière ce qui avait pu me paraître figé à jamais... et je me dis de plus en plus que ce n'est plus en France, dans ce dangereux confort qu'il faut travailler, mais là ou une telle énergie est présente.
Quelques temps plus tard, à la fin du repas, je sors quelques balles... Assez rapidement des dizaines de personnes s'arrêtent regardent, commentent, applaudissent... Ils ont comme un regard neuf et pas encore blasé. Ca me fait très très plaisir de voir que c'est encore possible.
On se promène encore quelques heures entre les différents styles musicaux, vestimentaires, traditionnels, avant de rentrer se reposer à l'hôtel.
Le soir, on passe voir comment se gèrent les douze milles galères de l'équipe technique. J'espère qu'ils prendront le temps de les raconter eux même, mais j'assure qu'il y a eu quelques (bon) sketchs.
En tout cas ils auront perfectionné leur zen attitude...
Cette nuit ce sera repos pour moi, et je vais tâcher de m'endormir avant les 3h du mat' habituelles. Et comme l'heure avance, je m'arrête ici.
Adrien
09 septembre 2006
Indonésia !!!
Oups, en fait il s'est passé pas mal de choses en à peine 24h, dur de tout rassembler et résumer.... mais bon, il est l'heure de se prêter à l'exercice.
La journée d'hier : spectacle au CCP de Manille, la journée fut donc plutôt calme avant le jeu; il fallait de toute façon faire un choix, il y a trop peu de temps pour visiter la ville, vu les embouteillages dantesques quasi-permanents, le moindre déplacement peut prendre une heure ou deux, ou bien, rester tranquille et se reposer à la piscine... le choix ne fut pas trop cornélien. Suite à un petit problème avec la peinture de la piscine, j'ai failli arriver tout bleu sur scène.
Comme je le disais hier, excepté quelques pépins en son, tout s'est bien déroulé, et je crois que le public nous a suivi, en tout cas le jeu des questions-réponses à la fin était assez intéressant , j'ai senti que les enjeux du jonglage "contemporain" n'étaient pas passés inaperçus et le poids des attentes par rapport à un spectacle estampillé "cirque" ne s'est pas fait sentir. Rassuré.
Anecdote rigolote : avant le spectacle, comme il s'agit de LA salle de spectacle officielle des Philippines, avant chaque représentation, il y a un petit protocole : d'abord une petite musique toute mignonne, diffusée dans TOUT le théâtre, ensuite l'hymne philippin, puis pour couronner le tout, l'hymne du pays du spectacle accueilli, il y a également deux drapeaux présents en salle.... MMppppffff. Je ne sais que trop penser de cette coutume , mais l'on se sent tous un peu mal à l'aise au moment de la marseillaise. Entre match de foot et 14 juillet, l'imaginaire véhiculé pour moi est bien loin de ce à quoi je souhaiterais penser. Enfin bref.
La directrice m'a kidnappé quelques instants à l'issue du projet, afin de présenter l'ensemble du Centre Culturel, ainsi que les hypothétiques projets futurs, absolument gigantesques (grand comme deux ou trois MC2 pour les grenoblois, à vue de nez sur la maquette), mais qui apparemment ont peu de chance de voir le jour faute de soutien du gouvernement.
En fait actuellement le théâtre fuit de partout. Depuis la scène on entend le plic ploc de l'eau de pluie de mousson qui a réussi à se frayer un chemin, à travers l'épaisse chape de béton, jusqu'aux coulisses.
L'after fut très simple : repas dans un resto japonais avec toute la petite équipe. Fatigue,
Aujourd'hui : réveil à 4h30 difficile. Aéroport. Contrôle de sécurité, attente, avion, aéroport, contrôle de sécurité, attente, contrôle de sécurité, attente, contrôle de sécurité, contrôle de sécurité, contrôle de sécurité.
Vers 14h on atterrit à Jakarta, où l'on retrouve Élise qui bosse à l'alliance française, s'occupe de notre accueil, et nous fait passer la douane en toute sérénité alors que nous avions imaginé douze "midnight express" pour l'entrée dans cette république musulmane.
3-4h de route plus tard, dont 1h30 d'embouteillage (les villes champignons d'asie ont l'air d'avoir de réels soucis d'urbanisme), arrivée à Bandung. Hotel classe, douche, blah blah resto blah blah, et là survient le petit moment surréaliste... Il est 23h, on fait un rapide crochet par le théâtre universitaire histoire de repérer les lieux pour demain.... En fait il y a un concert punk, on se glisse au milieu de la foule hétéroclite mais pas trop (des punks tous gentils, et quelques jeunes filles voilées) , et admirons la performance.... J'espère mettre les images bientôt.
Voilà, c'est tout pour le moment.
Adrien.
PS : bientôt les photos de la suite...
PS 2 : bientôt aussi il y aura les sons enregistrés, mais pour l'instant ça ne marche pas encore.
PS 3 : j'ai oublié les crédits photo jusqu'à présent, il s'agit essentiellement de Thierry
La journée d'hier : spectacle au CCP de Manille, la journée fut donc plutôt calme avant le jeu; il fallait de toute façon faire un choix, il y a trop peu de temps pour visiter la ville, vu les embouteillages dantesques quasi-permanents, le moindre déplacement peut prendre une heure ou deux, ou bien, rester tranquille et se reposer à la piscine... le choix ne fut pas trop cornélien. Suite à un petit problème avec la peinture de la piscine, j'ai failli arriver tout bleu sur scène.
Comme je le disais hier, excepté quelques pépins en son, tout s'est bien déroulé, et je crois que le public nous a suivi, en tout cas le jeu des questions-réponses à la fin était assez intéressant , j'ai senti que les enjeux du jonglage "contemporain" n'étaient pas passés inaperçus et le poids des attentes par rapport à un spectacle estampillé "cirque" ne s'est pas fait sentir. Rassuré.
Anecdote rigolote : avant le spectacle, comme il s'agit de LA salle de spectacle officielle des Philippines, avant chaque représentation, il y a un petit protocole : d'abord une petite musique toute mignonne, diffusée dans TOUT le théâtre, ensuite l'hymne philippin, puis pour couronner le tout, l'hymne du pays du spectacle accueilli, il y a également deux drapeaux présents en salle.... MMppppffff. Je ne sais que trop penser de cette coutume , mais l'on se sent tous un peu mal à l'aise au moment de la marseillaise. Entre match de foot et 14 juillet, l'imaginaire véhiculé pour moi est bien loin de ce à quoi je souhaiterais penser. Enfin bref.
La directrice m'a kidnappé quelques instants à l'issue du projet, afin de présenter l'ensemble du Centre Culturel, ainsi que les hypothétiques projets futurs, absolument gigantesques (grand comme deux ou trois MC2 pour les grenoblois, à vue de nez sur la maquette), mais qui apparemment ont peu de chance de voir le jour faute de soutien du gouvernement.
En fait actuellement le théâtre fuit de partout. Depuis la scène on entend le plic ploc de l'eau de pluie de mousson qui a réussi à se frayer un chemin, à travers l'épaisse chape de béton, jusqu'aux coulisses.
L'after fut très simple : repas dans un resto japonais avec toute la petite équipe. Fatigue,
Aujourd'hui : réveil à 4h30 difficile. Aéroport. Contrôle de sécurité, attente, avion, aéroport, contrôle de sécurité, attente, contrôle de sécurité, attente, contrôle de sécurité, contrôle de sécurité, contrôle de sécurité.
Vers 14h on atterrit à Jakarta, où l'on retrouve Élise qui bosse à l'alliance française, s'occupe de notre accueil, et nous fait passer la douane en toute sérénité alors que nous avions imaginé douze "midnight express" pour l'entrée dans cette république musulmane.
3-4h de route plus tard, dont 1h30 d'embouteillage (les villes champignons d'asie ont l'air d'avoir de réels soucis d'urbanisme), arrivée à Bandung. Hotel classe, douche, blah blah resto blah blah, et là survient le petit moment surréaliste... Il est 23h, on fait un rapide crochet par le théâtre universitaire histoire de repérer les lieux pour demain.... En fait il y a un concert punk, on se glisse au milieu de la foule hétéroclite mais pas trop (des punks tous gentils, et quelques jeunes filles voilées) , et admirons la performance.... J'espère mettre les images bientôt.
Voilà, c'est tout pour le moment.
Adrien.
PS : bientôt les photos de la suite...
PS 2 : bientôt aussi il y aura les sons enregistrés, mais pour l'instant ça ne marche pas encore.
PS 3 : j'ai oublié les crédits photo jusqu'à présent, il s'agit essentiellement de Thierry
08 septembre 2006
Représentation etc.
Pas vraiment de nouvelles pour ce soir : je suis crevé, il est déjà une heure du mat' et on vient nous chercher pour aller à l'aéroport dans 4h à peine. Donc juste deux mots pour dire que la représentation s'est (à peu près) bien déroulée, la salle était moins remplie que prévue suite à un énorme orage qui s'est abattu sur la ville juste une heure avant le début du spectacle, demain je mettrai des photos de la tornade qui n'est pas passée très loin de la côte :-)
A
Voici deux petites vidéos de très mauvaise qualité :
Les abors du centre culturel des philippines
et la montée de stress dans les loges avant la première représentation de la tournée
A
Voici deux petites vidéos de très mauvaise qualité :
Les abors du centre culturel des philippines
et la montée de stress dans les loges avant la première représentation de la tournée
Juste pour situer un peu
Voici les quelques liens GoogleEarth qui localisent l'hôtel, le théâtre et Intramuros.
Pour ceux qui ne peuvent pas utiliser ce programme, voici quelques captures d'écran :



Adrien
Pour ceux qui ne peuvent pas utiliser ce programme, voici quelques captures d'écran :



Adrien
07 septembre 2006
Première journée à Manille
Entre décalage horaire et fatigue, le réveil fut difficile... La réception m'appelle en me disant que la voiture qui m'amène au théâtre est arrivée. Abandonnant le rêve du petit déjeuner dans la piscine de la terrasse du 12e étage, j'ai finalement à peine le temps de prendre une douche.
. Voici une photo de la salle... Le montage du spectacle s'est bien passé, travail efficace apparemment, les conditions d'accueil sont très proches de celles que l'on pourrait avoir dans une scène nationale française...
Du coup j'en ai profité pour me balader un peu : trois petits quarts d'heure de marche pour atteindre Intramuros, nom de la vieille ville, vestige de la colonisation espagnole effectivement entourée de remparts. Après avoir erré quelques heures dans les petites rues parfois sordides, je dois bien me rendre à l'évidence : il n'y a pas un seul touriste dans cette ville, et les gens semblent un peu surpris de voir un occidental se promener tranquillement dans ce quartier. Pas forcément rassuré après avoir lu ces stupides conseils de l'ambassade de france (ici), je décide de rejoindre Véro et Gé dans un endroit plus sûr.
Le retour au théâtre pour finir les réglages se fait sous notre première pluie de mousson... Impressionnant !
Le taxi qui nous sauve de la noyade en profite pour nous glisser quelques anecdotes qui font froid dans le dos : le droit du travail n'étant pas une spécialité du coin, il semblerait qu'il y ait de nombreux ouvriers coulés dans le béton des murs du théâtre (entre une dizaine et une centaine selon les différentes versions), et le jour de l'inauguration la première ministre en place à l'époque ne trouvant pas l'herbe du parc avoisinant assez verte, l'a fait repeindre à la va vite, des hélicoptères auraient même été réquisitionnés pour faire fuir les nuages ce jour là. Classe...
Le filage est un peu chaotique, normal c'est la reprise et tout le monde est un peu fatigué; j'espère que tout ira bien demain.
Ce soir on a mangé avec Olivier et Earl, respectivement directeur et employé de l'alliance Française, qui ont pris le temps de nous décrire tout ce que l'on ne verra pas (troupeau de requins baleines, bancs de milliardaires, nuages de pauvres, diplomatie locale qui a l'air surréaliste, etc.)
Retour à l'hôtel en traversant la ville à pied, trop envie de profiter du peu d'instant ici pour monter dans un tacos, on se perd à moitié dans les bas quartiers, tout le monde nous dit bonsoir en nous demandant ce que l'on cherche...
Je mets en vrac quelques photos :
(NB : l'upload d'image à l'air en panne ce soir, et je n'ai plus de batterie, les images arriveront donc demain)
NB2 : la mise en ligne de photos ne marche toujours pas, j'associe donc un flux flickr sur la droite de cette page, il suffit de cliquer dessus pour voir les photos plus anciennes et lire leurs commentaires.
Adrien.
. Voici une photo de la salle... Le montage du spectacle s'est bien passé, travail efficace apparemment, les conditions d'accueil sont très proches de celles que l'on pourrait avoir dans une scène nationale française...Du coup j'en ai profité pour me balader un peu : trois petits quarts d'heure de marche pour atteindre Intramuros, nom de la vieille ville, vestige de la colonisation espagnole effectivement entourée de remparts. Après avoir erré quelques heures dans les petites rues parfois sordides, je dois bien me rendre à l'évidence : il n'y a pas un seul touriste dans cette ville, et les gens semblent un peu surpris de voir un occidental se promener tranquillement dans ce quartier. Pas forcément rassuré après avoir lu ces stupides conseils de l'ambassade de france (ici), je décide de rejoindre Véro et Gé dans un endroit plus sûr.
Le retour au théâtre pour finir les réglages se fait sous notre première pluie de mousson... Impressionnant !
Le taxi qui nous sauve de la noyade en profite pour nous glisser quelques anecdotes qui font froid dans le dos : le droit du travail n'étant pas une spécialité du coin, il semblerait qu'il y ait de nombreux ouvriers coulés dans le béton des murs du théâtre (entre une dizaine et une centaine selon les différentes versions), et le jour de l'inauguration la première ministre en place à l'époque ne trouvant pas l'herbe du parc avoisinant assez verte, l'a fait repeindre à la va vite, des hélicoptères auraient même été réquisitionnés pour faire fuir les nuages ce jour là. Classe...
Le filage est un peu chaotique, normal c'est la reprise et tout le monde est un peu fatigué; j'espère que tout ira bien demain.
Ce soir on a mangé avec Olivier et Earl, respectivement directeur et employé de l'alliance Française, qui ont pris le temps de nous décrire tout ce que l'on ne verra pas (troupeau de requins baleines, bancs de milliardaires, nuages de pauvres, diplomatie locale qui a l'air surréaliste, etc.)
Retour à l'hôtel en traversant la ville à pied, trop envie de profiter du peu d'instant ici pour monter dans un tacos, on se perd à moitié dans les bas quartiers, tout le monde nous dit bonsoir en nous demandant ce que l'on cherche...
Je mets en vrac quelques photos :
(NB : l'upload d'image à l'air en panne ce soir, et je n'ai plus de batterie, les images arriveront donc demain)
NB2 : la mise en ligne de photos ne marche toujours pas, j'associe donc un flux flickr sur la droite de cette page, il suffit de cliquer dessus pour voir les photos plus anciennes et lire leurs commentaires.
Adrien.
06 septembre 2006
Arrivée à Manille

Après une quinzaine d'heures de vol et pas mal de temps dans les aéroports, on est enfin arrivé à Manille; avec un bon décalage horaire. Heureusement les bières vraiment pas chères nous aident à nous tenir éveillés....
Le théâtre (il s'agit du Centre Culturel des Philippines) est impressionnant, massif tout de béton gris. Il abrite deux salles (la plus petite , celle où nous jouons fait 420 places), et est assez bien équipée. L'accueil est très organisé...
Ici la misère côtoie de très près l'opulence : l''hôtel où nous sommes logés se situe dans un quartier plutôt pauvre, pas tout à fait un bidonville, mais plus très loin.
J'essayerai de prendre quelques photos demain. Pour l'instant, il est minuit passé, bientôt 36 h que nous n'avons pas vraiment dormi, je pense que le sommeil sera réparateur.
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